dimanche 14 avril 2013

امتحانات جهوية مصححة في الفرنسية لأولى باك

Texte
Ma mère se leva pour se préparer. Elle changea de chemise et de mansouria, chercha au fond du coffre une vieille ceinture brodée d'un vert passé, trouva un morceau de cotonnade blanche qui lui servait de voile, se drapa dignement dans son haïk fraîchement lavé.

C'était, en vérité, un grand jour. J'eus droit à ma djellaba blanche et je dus quitter celle de tous les jours, une djellaba grise, d'un gris indéfinissable, constellée de taches d'encre et de ronds de graisse.
Lalla Aïcha éprouva toutes sortes de difficultés à s'arracher du matelas où elle gisait.
J'ai gardé un vif souvenir de cette femme, plus large que haute, avec une tête qui reposait directement sur le tronc, des bras courtes qui s'agitaient constamment. Son visage lisse et rond m'inspirait un certain dégoût. Je n'aimais pas qu'elle m'embrassât. Quand elle venait chez nous, ma mère m'obligeait à lui baiser la main parce qu'elle était chérifa, fille du Prophète, parce qu'elle avait connu la fortune et qu'elle était restée digne malgré les revers du sort. Une relation comme Lalla/Aïcha flattait l'orgueil de ma mère.
Enfin, tout le monde s'engagea dans l'escalier. Nous nous trouvâmes bientôt dans lame.
Les deux femmes marchaient à tout petits pas, se penchant parfois l'une sur l'autre pour se communiquer leurs impressions dans un chuchotement. A la maison, elles faisaient trembler les murs en racontant les moindres futilités, tellement leurs cordes vocales étaient à toute épreuve; elles devenaient, dans la me, aphones et gentiment minaudières.
Parfois je les devançais, mais elles me rattrapaient tous les trois pas pour me prodiguer des conseils de prudence et des recommandations. Je ne devais pas me frotter aux murs: les murs étaient si sales et j'avais ma superbe djellaba blanche,je devais me moucher souvent avec le beau mouchoir brodé pendu à mon cou, je devais de même m'écarter des ânes, ne jamais être derrière eux car ils pouvaient ruer et jamais devant car ils prenaient un malin plaisir à mordre les petits enfants.
- Donne-moi la main, me disait ma mère.
Et cinq pas après:
- Va devant, tu as la main toute moi
Je reprenais ma liberté mais pour un temps très court. Lalla Aïcha se proposait de me guider dans la cohue. Elle marchait lentement et tenait beaucoup de volume. Un embouteillage ne tardait pas à se former. Les passants nous lançaient toutes sortes de remarques déplaisantes mais finissaient par se porter à notre secours. Des bras inconnus me soulevaient du sol, me faisaient passer par-dessus les têtes et je me trouvais finalement dans un espace libre. J'attendais un bon moment avant de voir surgir de la fou)e les deux haïks immaculés. La scène se renouvela plusieurs fois durant ce voyage. Nous traversâmes des rues sans nom ni visage particuliers. J'étais attentif aux conseils de mes deux guides, je m'appliquais à me garer des ânes, butais inévitablement dans les genoux des passants. Chaque fois que j'évitais un obstacle, il s'en présentait un autre. Nous arrivâmes enfin au cimetière qui s'étend aux abords de Sidi Ali Boughaleb. J'esquissai un timide pas d'allégresse.
La boite à merveilles. A. Sefrioui.


I. Onestions de Compréhension
1) Présentez brièvement l'auteur et son roman
2) Situez le passage dans l'œuvre.
3) « C'était, en vérité un grand jour».
Pourquoi le narrateur parle-t-il d'un grand jour ?
4) Le narrateur et sa mère éprouvent-ils le même sentiment à l'égard de Lalla
Aïcha ? Justifiez votre réponse par des expressions tirées du texte.
5) La mère du narrateur et son amie Lalla Aïcha ne se parlent pas de la même façon
à l'intérieur de la maison et dans la rue. Illustrez mieux cette constatation en
complétant le tableau suivant:


A l'intérieur de la maison
Dans la rue


6)La de******ion de Lalla Aïcha faite par le narrateur est-elle valorisante ou
dévalorisante ? justifiez votre réponse par des expressions tirées du texte.
7) Pourquoi certains termes sont-ils écrits en gras?
8) Identifiez la figure de style dans la phrase suivante:
«J'attendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haïks immaculés ».
9) Relevez les termes relatifs au champ lexical de la foule.


11- Production écrite:
Sujet: Il y a sûrement une personne qui a produit sur vous un effet. Faites d'elle une de******ion physique et morale.




Réponses


I. Compréhension


1) C'est Ahmed Sefrioui, un écrivain marocain d'expression française. Il est né à Fès en 1915 de parents berbères. Il est séduit depuis son enfance par l'école française qui l'a beaucoup marqué. Il a occupé plusieurs fonctions dans l'administration publique. Son premier roman fut « Le chapelet d'ambre ». il est mort en 2004. « La boîte à merveilles» est son roman autobiographique dans lequel il retrace
le parcours d'une vie simple d'un enfant né dans la médina de Fès. .
2) Ce passage est situé juste après le retour du petit enfant « Sidi Mohammed» du
Msid. C'était un mardi. A la maison, il a trouvé sa maman malade, elle soufrait


d'une migraine. Son amie Lalla Aïcha est venue lui rendre visite.
3) Le narrateur parle d'un «grand jour », car, d'abord il n'irait pas à l'école
coranique où il devait réciter quelques versets de coran, et ensuite, il devait
mettre sa djellaba blanche et partir visiter le sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb.
4) Le narrateur et sa mère m'éprouvent pas le même sentiment à l'égard de Lalla Aïcha.
Au narrateur, elle inspire un certain dégoût« son visage lisse et rond m'inspirait un certain dégoût. Je n'aimais pas qu'elle m'embrassât ».
Quant à sa mère, elle aime bien Lalla Aïcha : « une relation comme Lalla Aïcha flattait l'orgueil de ma mère ».

5)


A l'intérieur de la maison

Dans la rue


- elles faisaient trembler les murs...

leurs cordes vocales étaient à toute épreuve.



- Les deux femmes marchaient à tout
petits pas, se penchant l'une sur l'autre
pour se communiquer leurs Impressions
dans un chuchotement.
- elles devenaient aphones et gentiment
minaudières.
6)La de******ion de Lalla Aïcha faite par le narrateur est dévalorisante :
« cette femme plus large que haute, avec une tête reposait directement sur le tronc, des bras courts qui s'agitaient constamment. Son visage m'inspirait un certain dégoût ».
7) Certains termes sont écrits en italique comme djellaba, haïk, mansouria, car ils
sont d'origine arabe.
8) «l'attendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haïks
immaculés ».
il s'agit d'une synecdoque
9) Le champ lexical de la foule: la cohue, un embouteillage, les passants, la foule,


II- Production écrite
Il arrive souvent à l'homme d'être impressionné par une personne qu'il a côtoyée à
un moment de sa vie. Cette impression peut être produite soit par son physique ou par sa personnalité.
C' est justement ce qui m'est arrivé lorsque j'étais au lycée avec une de mes camarades de classe. Elle s'appelait Samira.
Personne ne pouvait nier sa beauté angélique. Elle n'avait rien à envier aux reines de la beauté. Elle était d'une taille moyenne, ses cheveux dorés encadraient son petit visage rond. Son minuscule front, à peine visible, était recouvert d'une frange tombant sur des sourcils relativement épais, et d'une courbe presque parfaite.
Des yeux noisettes, dont le regard perçant, exprime une intelligence rare ce qui lui donnait beaucoup d'attrait c'était son élégance. Elle avait un goût raffiné dans le choix des vêtements qui lui allaient à merveille. Elle avait un choix soigné dans le mariage des couleurs. On dirait une princesse.
Tous les élèves sans exception, cherchaient son amitié. Personnellement, ce qui m'attachait à elle, ce n'était pas seulement son physique qui pouvait inspirer les artistes, mais aussi son moral. Cependant, je n'ai jamais osé lui dévoiler mes véritables sentiments envers elle, car personne ne pouvait se permettre de l'aborder sur cette question. Alors, je me *******ais de l'admirer en silence. Elle était d'une gentillesse inouie. Par son comportement, elle exigeait le respect de tout le monde; aussi bien les élèves que les professeurs.
Son altruisme était remarquable puisqu'elle était toujours prête à rendre service à ses camarades pour lesquels elle avait un amour innocent. Sa voix joyeuse, à peine perceptible, déridait et réjouissait les plus taciturnes.
Lorsqu'on dirait, par mégarde, des choses qui pourraient porter atteinte à la pudeur, elle rougissait. Elle avait des sentiments nobles et fragiles. C'était un ange ayant une forme humaine.
A force de m'approcher d'elle, elle avait réussi à exercer sur moi un effet inde******ible. Son comportement avait influencé le mien. Je suis redevenu plus sage, plus indulgent, plus courtois. J'avais acquis des qualités inconnues de moi, et en même temps, j'ai abandonné mon affreux égoïsme et mon audace excessive. D'ailleurs, mes parents l'avaient bien remarqué.
En quittant le lycée, je l'ai abandonnée à jamais. Malgré cela, je garde de cette personne des souvenirs inoubliables. Je suis, actuellement, dans l'incapacité d'oublier son image qui ne quitte jamais mon esprit. Je ne garde d'elle que la nostalgie du bon vieux temps




EPREUVE N° 1

ISMENE: Tu sais, j'ai bien pensé, Antigone
ANTIGONE: Oui
ISMANE: J'ai bien pensé toute la nuit. Tu es folle.
ANTIGONE: Oui
ISMANE: Nous ne pouvons pas
ANTIGONE, après un silence, de sa petite voix.
Pourquoi?
ISMANE: Il nous ferait mourir
ANTIGONE: Bien sûr. A chacun son rôle. Lui, il doit nous faire mourir, et nous,
nous devons aller enterrer notre frère. C'est comme cela que ça été
distribué. Qu'est ce que tu veux que nous y fassions ?
ISMENE: Je ne veux pas mourir.
ANTIGONE, doucement
Moi aussi j'aurais voulu ne pas mourir.
ISMENE: Ecoute, j'ai bien réfléchi toute la nuit. Je réfléchis plus que toi.
Toi, c'est ce qui te passe par la tête tout de suite, et tant pris si c'est
une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis.
ANTIGONE: Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
ISMENE: Si, Antigone. D'abord c'est horrible, bien sûr, et j'ai pitié moi
aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle.
ANTIGONE: Moi je ne veux pas comprendre un peu.
ISMENE: Il est le roi, il faut qu'il donne l'exemple.
ANTIGONE: Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne l'exemple,
moi. . . Ce qui lui passe par la tête, la petite Antigone, là sale bête, l'entêtée, la mauvaise, et puis on la met dans un coin ou dans un trou. Et c'est bien fait pour elle. Elle n'avait qu'à ne pas désobéir!
ISMENE: Allez! Allez !........ Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et
te voilà lancée sans écouter personne. Ecoute-moi. J'ai raison plus souvent que toi.
ANTIGONE: Je ne veux pas avoir raison.
Jean Anouilh. Antigone



\

I-Ouest ions de Compréhension

1)

A- A quel genre appartient ce texte ?
B- Justifiez votre réponse par trois indices tirés du texte.
2) Situez le passage dans la pièce dont il est extrait en résumant les événements précédents. .
3) Il semble que les deux sœurs partagent un secret. Lequel ?
4) « il nous ferait mourir ? »
- qui désigne - t- elle par « il » ?
5)« C'est comme cela que ça été distribué...»
a- à quel registre de langue appartient cette phrase ?
b- de quelle distribution s'agit-il ?
6) « Moi aussi j'aurais bien voulu ne pas mourir »
a- Antigone, veut elle réellement mourir ?
b- Comment justifiez-vous l'emploi du mode du verbe vouloir »?
7) « Ecoute, j'ai bien réfléchi toue la nuit. Je suis l'aînée. Je réfléchis plus que toi ».
« Ton regard droit devant toi et le voilà lancée sans écouter personne ».
- A partir de ces deux répliques, dégagez les traits de caractère respectifs des deux
sœurs en complétant le tableau suivant:



Traits de caractère
Antigone

Ismène


8) Antigone répond à sa sœur en exprimant trois refus
a- quels sont ces refus ?
b- que cherche -t-elle d'après ces refus ?
9) « .. ..et puis on la met dans un coin ou dans un trou... »
- quels sens peut-on donner aux mots: « coin» et « trou» ?


II - Production écrite:
Sujet: Actuellement, les parents se plaignent souvent de leurs enfants. Ces derniers, à leur tour, reprochent à leurs parents d'être autoritaires envers eux. Essayez d'expliquer ce phénomène, à partir de votre expérience personnelle et de vos connaissances, Apportez, si c'est possible, une solution à ce conflit.


Réponses
I- Compréhension
1- a- Ce texte appartient au genre théâtral.
b- Les trois indices:
- nom des personnages - le dialogue
- les didascalies.
2- Ce passage est situé après le retour d'Antigone de l'extérieur voulant ainsi enterrer le cadavre de son frère Polynice. Or, le roi, Créon avait interdit que le corps soit enterré parce qu'il pensait que Polynice était un traître et par sa conduite, il a causé le désordre dans la cité. Cependant, Antigone avait décidé de transgresser
la loi ,de son oncle Créon en procédant à l'enterrement de son frère Polynice.
3- Les deux sœurs partagent un secret: l'enterrement de leur frère Polynice.
4- «Il nous ferait mourir »
« il » désigne le roi Créon, leur oncle.
5- «C'est comme cela que ça été distribué »
a- cette phrase appartient au registre familier.
b- La distribution dont on parle dans la pièce est le rôle que donne la tragédie
à chacun des personnages de la pièce. Personne ne pourra échapper à son
destin. Les personnages eux- mêmes sont considérés comme des outils
entre les mains de la fatalité.
6- a- Antigone ne voulait pas réellement mourir.
b- le mode conditionnel du verbe « vouloir» exprime un souhait qui ne peut se
réaliser.
7*



Traits de caractère

Antigone
Impulsive
entêtée

Ismène
Pondérée
Raisonnable
8- a- Les trois refus:
- refus de réfléchir.
- refus de comprendre.
- refus de donner l'exemple.
b- d'après ces refus elle cherche à mourir, croyant à la fatalité à laquelle elle ne
peut échapper.
9- les mots « coin» et « trou »
Coin = prison
Trou = la tombe

II - Production écrite
Il va sans dire que la famille est la base de la vie sociale et assure la continuité de l'espèce humaine. Partant de cela, on peut dire que la famille est une forme de rapports sociaux elle s'efforce d'établir une harmonie entre ses éléments qui la constituent.
Or, cette continuité ne se fait pas sans crise.
Laquelle crise est considérée aussi bien par les psychopédagogues que les
sociologues comme évidente.
La famille est censé apporter au jeune la sécurité et la tendresse qui le protègent des dangers du monde extérieur, contre lequel il n'est pas encore immunisé, assurer sa sécurité, cimenter sa personnalité et le garantir contre les épreuves. Mais cela ne saurait cacher le revers de la médaille, c'est-à-dire, les conflits, les angoisses, les incompréhensions etc...
Les parents ne cessent de se plaindre de leurs enfants, ils les accusent d'être à l'origine de conflits pensant' que leurs parents sont dépassés et que la conception que se font ces derniers de la vie est révolue et que la réalité actuelle est totalement différente d'autrefois.
Les jeunes se croient aptes à avoir la possibilité de gérer leur vie comme il leur convient. Ils se conduisent comme s'ils étaient munis de toute expérience susceptible de les mettre à l'abri des difficultés de la vie. Ils considèrent, par exemple, l'intervention de leurs parents dans le choix de leurs vêtements, de leurs ami(e)s comme une ingérence dans leur vie privée, dans leur intimité.
On pense que l'ouverture de la société, les moyens modernes de communication,
le développement des médias.. .ont rendu plus rapide la maturation de ces jeunes et a accéléré leur épanouissement. Ainsi, ils sont persuadés qu'ils sont capables de gérer leur vie sans le concours de leurs parents dans un monde devenu plus complexe, plus dangereux à tous les niveaux.
Néanmoins, il existe des parents qui se montrent excessivement autoritaires, ignorant que le jeune traverse une étape décisive de sa vie, qu'il est en pleine mutation. Cette étape se caractérise par des transformations aussi bien physiologiques que psychologiques. Les parents qui ignorent ce processus ne font que creuser davantage l'écart qui existe déjà entre eux et leurs enfants. Cela provoque inéluctablement des conflits de générations chroniques et profonds. Cela pourrait, sans doute, engendrer la dis******** de la cellule familiale, dans une époque où l'on a besoin beaucoup plus de soutien et de solidarité.
Il faut reconnaître que nous assistons au début du déclin de l'autorité parentale. Ainsi, s'est constituée, entre l'enfance et l'âge adulte, une sorte de «no man's land» une sorte de classe d'âge, qui aussitôt divorçant d'avec l'âge de l'enfance, tente, tant bien que mal, de prendre son destin en main.
Le jeune dans sa famille se sent, malgré lui, tiraillé entre deux besoins diamétralement opposés, à savoir le besoin de sécurité et le besoin d'autonomie et d'indépendance.
Il est regrettable de dire que les parents ne jouent plus le rôle qui ils jouaient avant et que les commandes et les rênes de la famille leur échappent cédant ainsi l'initiative à ce que l'on appelle communément l'ouverture au nom du« modernisme ». On dirait que les parents ne sont devenus que des personnes qui doivent se charger des dépenses de leurs enfants, régler des factures, payer les mensualités des écoles etc. ..Ils ne sont plus, malheureusement, les initiateurs, les conseillers. Ils sont devenus une ancienne devise qui n'est plus ni négociable ni commerciable.
En attendant que ces jeunes retrouvent leur sagesse et leur bon sens, les parents doivent être patients face à des sujets emportés par le courant d'un« pseudo-modernisme » qui pourrait détruire à jamais les normes sur lesquelles repose la famille.
C'est une erreur fatale de croire que, quelle que soit l'époque, les jeunes peuvent se passer des parents, ou peuvent mener seuls la barque sans problèmes

mardi 8 janvier 2013

إجراء امتحانات الباكالوريا ما بين 11 و13 يونيو

إجراء امتحانات الباكالوريا ما بين 11 و13 يونيو إجراء امتحانات الباكالوريا ما بين 11 و13 يونيو

أعلنت وزارة التربية الوطنية عن إجراء اختبارات الدورة العادية من الامتحان الوطني الموحد لشهادة البكالوريا، أيام 11 و12 و13 يونيو 2013 بالنسبة لجميع الشعب، فيما ستُجرى الدورة الاستدراكية في جميع الشعب أيام 9 و10 و11 يوليوز 2012.
وأضاف بلاغ للوزارة تتوفر عليه "هسبريس"، أن اختبارات الدورة العادية من الامتحان الجهوي الموحد للمترشحين الأحرار وللسنة الأولى من سلك البكالوريا، سيتم إجراؤها يومي 17 و18 يونيو 2013 بالنسبة لجميع الشعب، بينما ستُجرى اختبارات الدورة الاستدراكية لجميع الشعب يومي 2 و3 يوليوز 2013، على أن يتم الإعلان عن نتائج الدورة العادية لامتحان شهادة البكالوريا يوم 26 يونيو 2013 بعد إجراء المُداولات الخاصة بها يومي 24 و25 يونيو 2013، أما نتائج الدورة الاستدراكية فسيتم الإعلان عنها يوم 19 يوليوز 2013.
وانتقالا إلى امتحانات التعليم الثانوي الإعدادي، أكد ذات البلاغ، أن الامتحان الكتابي الموحد المحلي سيُجرى ابتداء من 15 يناير 2013، فيما سيُجرى الامتحان الكتابي الموحد على الصعيد الجهوي للنصف الأول من السنة الدراسية الخاص بالمترشحين الأحرار خلال النصف الثاني من شهر يناير 2013، ويجرى الامتحان الكتابي الموحد على الصعيد الجهوي للممدرسين والأحرار ابتداء من 17 يونيو 2013.
فيما سيتم إجراء الامتحان الموحد المحلي لنيل شهادة الدروس الابتدائية ابتداء من يوم 15 يناير 2013. وتجرى اختبارات الامتحان الموحد الإقليمي لنيل شهادة الدروس الابتدائية ابتداء من 20 يونيو 2013.
من جهة أخرى، أشارت وزارة التربية الوطنية إلى أن آخر فروض المراقبة المستمرة بالنسبة للأسدوس الأول لمستويات التعليم الثانوي التأهيلي، ستتم ما بين 14 و21 يناير 2013، وما بين 27 مايو إلى 4 يونيو 2013 بالنسبة للأسدوس الثاني فيما يخص السنة الثانية بكالوريا، على أن تُجرى فروض المراقبة ما بين 3 و11 يونيو 2013 بالنسبة للمستويات الأخرى..
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mardi 25 décembre 2012

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lundi 24 décembre 2012

Résumé d'Antigone de Jean Anouilh


Tragédie en prose , en un acte.

Le personnage baptisé le Prologue présente les différents protagonistes et résume la légende de Thèbes ( Anouilh reprend cette tradition grecque qui consiste à confier à un personnage particulier un monologue permettant aux spectateurs de se rafraîchir la mémoire. Le Prologue replace la pièce dans son contexte mythique). Toute la troupe des comédiens est en scène. Si certains personnages semblent ignorer le drame qui se noue, d'autres songent déjà au désastre annoncé.

Antigone rentre chez elle , à l'aube, après une escapade nocturne. Elle est surprise par sa nourrice qui lui adresse des reproches. L'héroïne doit affronter les questions de sa nounou. Le dialogue donne lieu à un quiproquo . La nourrice prodigue des conseils domestiques ( " il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit") tandis qu'Antigone évoque son escapade avec beaucoup de mystère ( " oui j'avais un rendez-vous") . Mais elle n'en dira pas plus.

La nourrice sort et Ismène, la sœur d'Antigone, dissuade cette dernière d'enfreindre l'ordre de Créon et d'ensevelir le corps de Polynice. Ismène exhorte sa sœur à la prudence ("Il est plus fort que nous, Antigone, il est le roi") . Antigone refuse ces conseils de sagesse . Elle n'entend pas devenir raisonnable.

Antigone se retrouve à nouveau seule avec sa nourrice. Elle cherche à surmonter ses doutes et demande à sa nourrice de la rassurer. Elle tient aussi des propos ambigus pour ceux ( et c'est le cas de la nourrice) qui ne connaissent pas son dessein . Elle semble décidée à mourir et évoque sa disparition à mots couverts " Si, moi , pour une raison ou pour une autre, je ne pouvais plus lui parler...".

Antigone souhaite également s'expliquer avec son fiancé Hémon. Elle lui demande de le pardonner pour leur dispute de la veille. Les deux amoureux rêvent alors d'un bonheur improbable. Sûre d'être aimée , Antigone est rassurée. Elle demande cependant à Hémon de garder le silence et lui annonce qu'elle ne pourra jamais l'épouser. Là encore , la scène prête au quiproquo : le spectateur comprend qu'Antigone pense à sa mort prochaine, tandis qu'Hémon , qui lui n'a pas percé le dessein d'Antigone, est attristé de ce qu'il prend pour un refus.

Ismène revient en scène et conjure sa sœur de renoncer à son projet. Elle affirme même que Polynice, le "frère banni", n'aimait pas cette sœur qui aujourd'hui est prête à se sacrifier pour lui.

Antigone avoue alors avec un sentiment de triomphe, qu'il est trop tard, car elle a déjà , dans la nuit, bravé l'ordre de Créon et accompli son geste " C'est trop tard. Ce matin , quand tu m'as rencontrée , j'en venais."

Jonas, un des gardes chargés de surveiller le corps de Polynice, vient révéler à Créon, qu'on a transgressé ses ordres et recouvert le corps de terre. Le roi veut croire à un complot dirigé contre lui et fait prendre des mesures pour renforcer la surveillance du corps de Polynice. Il semble également vouloir garder le secret sur cet incident : " Va vite. Si personne ne sait, tu vivras."

Le chœur s'adresse directement au public et vient clore la première partie de la pièce. Il commente les événements en exposant sa conception de la tragédie qu'il oppose au genre littéraire du drame. Le chœur affiche également une certaine ironie et dévoile les recettes de l'auteur : "c'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne un petit coup de pouce pour que cela démarre... C'est tout. Après on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul."

Antigone est traînée sur scène par les gardes qui l'ont trouvée près du cadavre de son frère. Ils ne veulent pas croire qu'elle est la nièce du roi , et la traitent avec brutalité. Ils se réjouissent de cette capture et des récompenses et distinctions qu'elle leur vaudra.

Créon les rejoint. Les gardes font leur rapport . Le roi ne veut pas les croire. Il interroge sa nièce qui avoue aussitôt. Il fait alors mettre les gardes au secret, avant que le scandale ne s'ébruite.

Créon et Antigone restent seuls sur scène. C'est la grande confrontation entre le roi et Antigone. Le roi souhaite étouffer le scandale et ramener la jeune fille à la raison. Dans un premier temps , Antigone affronte Créon qui tente de la dominer de son autorité.

Les deux protagonistes dévoilent leur personnalité et leurs motivations inconciliables. Créon justifie les obligations liées à son rôle d'homme d'état . Antigone semble sourde à ses arguments : (Créon : Est ce que tu le comprends cela ? Antigone : " Je ne veux pas le comprendre.") . A court d'arguments Créon révèle les véritables visages de Polynice et d'Etéocle et les raisons de leur ignoble conflit. Cet éclairage révolte Antigone qui semble prête à renoncer et à se soumettre. Mais c'est en lui promettant un bonheur ordinaire avec Hémon, que Créon ravive son amour-propre et provoque chez elle un ultime sursaut. Elle rejette ce futur inodore et se rebelle à nouveau. Elle choisit une nouvelle fois la révolte et la mort.

Ismène , la sœur d'Antigone entre en scène alors que cette dernière s'apprêtait à sortir et à commettre un esclandre , ce qui aurait obligé le roi à l'emprisonner. Ismène se range aux côtés d'Antigone et est prête à mettre elle aussi sa vie en jeu. Mais Antigone refuse , prétextant qu'il est trop facile de jouer les héroïnes maintenant que les dés ont été jetés. Créon appelle la garde , Antigone clôt la scène en appelant la mort de ses cris et en avouant son soulagement ( Enfin Créon !)

Le chœur entre en scène. Les personnages semblent avoir perdu la raison, ils se bousculent. Le chœur essaye d'intercéder en faveur d'Antigone et tente de convaincre Créon d'empêcher la condamnation à mort d'Antigone. Mais le roi refuse , prétextant qu'Antigone a choisi elle-même son destin, et qu'il ne peut la forcer à vivre malgré elle.

Hémon vient lui aussi, ivre de douleur, supplier son père d'épargner Antigone, puis il s'enfuit.

Antigone reste seule avec un garde. Elle rencontre là le "dernier visage d'homme". Il se révèle bien mesquin, et ne sait parler que de grade et de promotion. Il est incapable d'offrir le moindre réconfort à Antigone. Cette scène contraste, par son calme, avec le violent tumulte des scènes précédentes. Apprenant qu'elle va être enterrée vivante, éprouvant de profonds doutes ( " Et Créon avait raison, c'est terrible maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus pourquoi je meurs." , Antigone souhaite dicter au garde une lettre pour Hémon dans laquelle elle exprime ses dernières pensées. Puis elle se reprend et corrige ce dernier message ( "Il vaut mieux que jamais personne ne sache"). C'est la dernière apparition d'Antigone.

Le messager entre en scène et annonce à Créon et au public la mort d'Antigone et la mort de son fils Hémon. Tous les efforts de Créon pour le sauver ont été vains. C'est alors le chœur qui annonce le suicide d'Eurydice, la femme de Créon : elle n'a pas supporté la mort de ce fils qu'elle aimait tant. Créon garde un calme étonnant . Il indique son désir de poursuivre " la salle besogne " sans faillir. Il sort en compagnie de son page.

Tous les personnages sont sortis. Le chœur entre en scène et s'adresse au public : Il constate avec une certaine ironie la mort de nombreux personnages de cette tragédie : "Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris." La mort a triomphé de presque tous . Il ne reste plus que Créon dans son palais vide . Les gardes , eux continuent de jouer aux cartes , comme ils l'avaient fait lors du Prologue. Ils semblent les seuls épargnés par la tragédie. Ultime dérision.